Qu'est-ce que ça fait plaisir de le voir en chair et en os !!!

On peut le commander 
-  en librairie 
-  sur le site de l'editeur : http://www.editeurindependant.com/doc/2157 
-  sur Alapage et Amazon


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par Belette
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          Et oui ! on va continuer à voir la tronche de Bernadette Chirac s'encadrer dans le petit écran (hier au 20h avec PPDA), because les pièces jaunes. Et là, on comprend avec consternation qu'on s'en débarassera jamais complètement. Et d'Avor qui sert la soupe à pleine louche!... Et comment va votre mari? et qu'est-ce qu'il devient ?... Mais M. d'Arvor, mon mari est un homme d'action il est déjà investi dans la défense de la planète et blabla ...après toutes ces années où il s'est dévoué corps et âme pour son pays (tu parles !)... Nous réorganisons notre vie, nous sommes comme tous les Français (qu'est-ce qui faut pas entendre !!) ... .

      Evidemment pas un mot, pas une allusion au fait que l'ex président français a du être convoqué par la justice après la mi-juin sur plusieurs affaires dont l'affaire d'emplois fictifs datant de l'époque où il était maire de Paris, sur l'affaire Clearstream d'où découle le fameux compte au Japon etc (dévoué corps et âme, le Jacques !!)... par le Tribunal de grande instance de Nanterre  

     Des affaires de gros sous, de très gros sous ... et Bernadette qui nous saoûle avec ses pièces jaunes sorties de la tirelire des enfants ! Ce serait à mourir de rire si ce n'était pas à mourir de honte.
    Et dire que le JT de PPDA fait partie de la presse la plus regardée dans notre pays, celle qui fait l'opinion.  De l'info, ils appellent ça ? non : de la copinerie, du bourrage de crâne, du "people" !

par Belette publié dans : Actualités
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En politique, on n'a pas souvent d'occasion de se réjouir, alors, profitons :

Juppé, vampire...      Battu !
Mellick,  grand menteur... Battu !
Carignon, repris de justice...   Battu !
Bruguière, serviteur trop zélé...  Battu !
Chevènement, magouilleur électoral... Battu !
Sarre, aide magouilleur électoral,... Battu !
A. Klarsfeld, fils indigne....    Battu !
                                                                     Etc...

Bien sûr il y en a aussi des mauvaises, entre autres :

Leroy et Morin, faux-culs...  Elus !


Et puis, mon interrogation du jour:

Si Sego était présidente, aurait-elle dévoilé sa séparation d'avec F.H. ?...  ou bien, comme l'a fait Mittérand, son "Père spirituel", aurait-elle pendant toute la mandature, joué la comédie de la compagne comblée d'un l'homme idéal ??
par Belette publié dans : Actualités
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Pour moi c'est la pire photo de l'année ou devrais-je dire la meilleure? en tout cas sur le plan émotionnel la plus forte.
Peut-on mieux illustrer la folie meurtrière dont l'humanité est capable  ?
Elle a été publiée dans le monde du 4 juin avec un article sur le jugement prochain de Charles Taylor, ex dictateur du Liberia. On la doit à Pascal Guyot, de l'a.f.p.

par Belette publié dans : Actualités
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    L'élégante qui a habité quelque temps sous la terrasse était venue prendre le soleil devant la porte. La photo, à travers la vitre ne rend pas ses belles couleurs (vert-jaune et noir).

    L'année dernière, il y avait un crapaud mais elle a du le manger cet hiver. 
    Sans doute lassée de notre compagnie, elle a du déménager car on ne la voit plus depuis une semaine même les jours de grand soleil. Je dois dire qu'elle ne me manque pas vraiment.

    C'est sur cette belle image de la nature que je vous quitte pour un temps.
    A tous mes visiteurs habituels et occasionnels je souhaite un bel été.

Belette

par Belette
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Tiens... le vieux pigeonnier au fond du jardin aurait-il été visité pendant notre absence ?

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Pire... il est squatté par une SDF noire aux yeux jaunes ! et 5 petits (2 blancs, 2 noirs, 1 gris !)
par Belette
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Nouvelle (12ème)

 

A bout de souffle, Annie se hisse dans l’autocar et cherche une banquette vide. Elle n’en voit aucune. Elle a couru comme une folle pour avoir le car de dix-sept heures, déjà qu’elle a raté celui de quinze heures ! et tout ça à cause de ce gros dégueulasse de Raoul… c’est qu’il en voulait pour son pognon !.. Il lui a filé trente francs, de quoi tenir quinze jours.

Tout au fond du bus, une paysanne enlève son cabas pour lui faire de la place. Annie s’affale, son sprint l’a épuisée, elle n’a pas la forme.

La femme a de bonnes joues bien roses, elle lui sourit :

- ça réchauffe hein, de ce temps là !

Annie se méfie de ces gens de la campagne qui pètent la santé, elle ne sait pas quoi leur dire, ils ne sont pas de son monde. La femme ouvre son cabas, en sort une belle pomme, ronde et rouge comme ses joues et la lui tend :

- Tenez, ça va vous requinquer !

Annie prend la pomme, c’est toujours ça de gagné, elle se fend d’un sourire,

- C’est de mon verger, continue la rougeaude, j’ai une fille qui est dans vos âges, elle est en apprentissage à Rouen, les pommes, c’est pour elle… Vous aussi, vous êtes à Rouen ?

- Je suis étudiante aux beaux-arts

- Ma fille, elle, elle avait pas la tête pour étudier, alors je lui ai dit, « Ma belle, faut que t’apprenne un métier ! », elle fait couturière, elle loge chez nos cousins de Bihorel… Mais elle fréquente, elle voudrait se mettre en ménage, moi je suis pas chaude parce que de mon temps...

Annie, tout ce bla bla, ça la troue, elle n’écoute pas, elle espère que la plouc va se fatiguer, mais elle continue :

- C’est bien de causer à quelqu’un, ça passe le temps… Moi je suis de Bretteville, juste avant Saint-Laurent, c’est-y que vous auriez de la famille par là ?

- J’étais chez Raoul Buchy

La bonne femme, ce nom là, ça lui coupe la chique, elle fait : « Oh ! » avec une bouche en cul de poule, comme si Annie lui avait dit : je reviens de chez Lucifer. Sa couperose vire au violet et elle se détourne.

Annie se rencogne et pense : « Le vieux salaud, il a sa réputation dans le coin !… ».

 

A suivre...

par Belette publié dans : Fiction
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Nouvelle (11ème)

Isabelle et Annie ont reparlé tous les jours d’Alexis. Annie partait souvent pour la rue du Renard, et ramenait son lot d’histoires : Alex et ses voyages, Alex et son manteau, la belle gueule d’Alex, ses cheveux longs qui lui donnaient un air d'Indien des plaines, sa superbe, son insolence, son don pour trouver du fric sans travailler, … tout dans ce garçon paraissait merveilleux. Alors, bien sur, se trouver confrontée à ce  personnage de légende, comme ça de but en blanc, sans préparation...

 Le fabuleux jeune homme s’est assis et promène autour de lui son regard embrumé

- Tous ces pieds !

Isabelle vire à l'écarlate. Les murs et le plafond de couleur bleu marine sont couverts d'empreintes de pieds nus de toutes les couleurs. Ce sont les oeuvres d’un visiteur de passage, un artiste, un créatif. L'idée n'avait pas emballé Isabelle mais les autres avaient dit que c'était psychédélique et contre ça, il n'y avait pas d'objection possible. Alors Annie avait trempé ses pieds dans la peinture et deux gars l’avaient soulevée pour qu’elle les imprime un peu partout, même au plafond. Par la suite Isabelle avait du faire passer la chose à M. Demorny dont les goûts étaient plus que classiques, et maintenant elle allait elle-même passer pour une débile. Mais le bel Allex contemple avec un sourire béat.

- Géniaaal ...

- Ah ?

- C'est beau de marcher dans les étoiles ...

- C'est une idée à moi, je suis contente que ça te plaise

Ils se sourient, avec un sang froid étonnant, elle demande :

- Au fait, vous vouliez boire ?… je peux vous faire un café, si vous voulez !

- Normalement j’aime pas le café, mais là, je veux bien en boire un…

Elle s’affaire fébrilement tout en songeant à la portée vertigineuse d‘une telle remarque, il n’aime pas le café, mais là, il en veut… parce qu’il est stond, comme il dit ? parce qu’il a vraiment trop soif ?… ou peut-être… pour me faire plaisir ?… Parce qu’il me trouve sympathique ?… ça lui noue la gorge. Elle dose généreusement, met l’eau à chauffer et cherche une tasse propre, elle n’en trouve pas, même pas un verre, pas un bol, rien ! ça fait combien de jours qu’Annie et elle ne font plus la vaisselle ? Elle peste, tout est empilé dans l’évier, avec la graisse figée et les restes de pâtes qui bouchent l’évacuation, tout ça a pris une drôle de couleur. Isabelle soulève les assiettes du bout des doigts, ramène une tasse tachée de sauce tomate, elle cherche le liquide vaisselle, ouvre tous les placards, trouve le flacon vide.

- Je vais laver tout ça, dit-il d'une voix tranquille

Il est debout à côté d’elle, elle sent sa chaleur contre son flanc. Il rince le flacon à l’eau chaude, produit une mousse abondante, plonge ses mains dans l’évier. Le prince charmant fait la vaisselle.

 

A suivre...

par Belette publié dans : Fiction
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Nouvelle (10) 

   Elle a gloussé à nouveau, Isabelle s’est attachée à cette image de chiens, absolument obscène. Elle en a déjà vu, des chiens accouplés, à la campagne, ça n’avait pas l’air tellement plaisant, ni drôle, des fois la chienne elle s’impatientait, alors elle avançait, mais c’était pas fini, et le clebs, il pouvait pas se décrocher,  ça couinait, c’était totalement ridicule. Une angoisse la traverse : et s’il en allait de même pour les humains, concernant le décrochage…

- … en même temps on a regardé la télé… ses vieux, ils ont la télé, c’est chicos chez lui… Faudrait qu’on ait la télé ici, tu pourrais pas demander à ton père ?

- Ecoute, Bichon, déjà faut que je lui fasse admettre que t'es là à vivre à mes crochets ... Alors pour la télé ...

Annie a éclaté de rire… « En plus elle se marre… il y a quelque chose de changé sous le soleil », a pensé Isabelle,  en proie à des sentiments mitigés, quelque chose entre le dépit et l’excitation.

-… et puis attends ! À cinq heures, on est sortis … putain, j’étais fière, il amis ce manteau, regarde ça ! de la chèvre angora, qu’il a ramené d’Afganistan… Un mec comme ça, moi, ça me troue !

Isabelle s’est retournée et elle a vu le manteau accroché à une patère… une splendeur ! tout brodé de dessins géomètriques, en camaïeu de bruns, avec cette fourrure argentée et souple qui dépassait aux manches et en bas.

- Il te l’a donné ?

- Prêté seulement… tu peux l’essayer si tu veux…

Isabelle s’est levée pour toucher les longs poils soyeux qui tapissaient l’intérieur, elle y a passé sa main et elle a pensé à la peau d’Enrico, puis elle a enfilé le manteau et elle a respiré un mélange de cuir de chèvre, et d’une odeur citronnée qui devait être celle d’Alexis.

Annie s’est excitée, enchaînant les « putain » et « ça me troue » elle a tout raconté, tout ce qu'elle savait sur le garçon au manteau. Mais ce qui l’a le plus impressionnée, Isabelle, c’est que ce garçon, malgré son jeune âge, avait déjà vu la moitié de la terre.

Parce que les voyages, Isabelle c’est son grand truc. Depuis qu’elle a douze ou treize ans, elle rêve à des pays lointains, exotiques, se nourrit de récits d’explorateurs, d’aventuriers et d’ethnologues, et bien sur, des aventures de Bob Morane. Comme pour tout, elle s’est adressée à M.Demorny, son merveilleux papa, et elle l’a tanné de nombreuses fois pour qu’il demande une mutation aux Antilles ou à la Réunion, mais il répondait toujours que ce serait mettre en péril ses études qui étaient la chose autour de quoi gravitait tout l’univers des Demorny.

A suivre...

 

par Belette publié dans : Fiction
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Nouvelle (9ème)

 

- Bonjour Monsieur Muret, y a encore un problème ? pourtant, pour le bruit, on fait attention !

- Mademoiselle je vais en référer à votre père, et si ça ne suffit pas à la police…

- A la police ?

- Oui, mademoiselle, cette odeur dans l’escalier, ça fait plusieurs fois qu’on la sent, vous fumez des choses bizarres… je vous l’ai déjà dit la semaine dernière… des choses qui…

- Mon amie fume de l’eucalyptus, c’est à cause de l’hiver, pour les broches, mais si ça vous importune, je veillerai à aérer…

- Vous fichez pas de moi en plus ! je suis vieux mais pas idiot ! et je regarde les informations figurez-vous, et je veux pas de drogués dans mon immeuble !

- Mais je vous assure Monsieur Muret, vous vous trompez, excusez-moi, faut que j’aille tout de suite à la pharmacie avant que ça ferme, mon amie est malade… les bronches, toujours !

Elle s’est collée au mur pour contourner le vieux, passer le plus loin possible, comme si elle craignait un coup de canne, mais c’était plutôt de la répulsion, un peu comme si la peau fripée, le corps ratatiné, c’était contagieux. En passant, l’odeur âcre de l’appartement lui est parvenue, ça l’a écœurée. Elle s’est défilée à toute vitesse. Le père Maret continuait à brailler ses menaces par dessus la rampe.

En remontant, elle a fait bien attention, elle a enlevé ses bottes et les a mis dans le sac en plastique avec les oranges, le pain et le jambon sous cellophane. Elle a pensé : « Ah partir d'ici, loin...  »

Elle a frappé chez Annie avec les victuailles. Elle l’a trouvée allongée sur son matelas avec le sirocco soufflant force huit. Quand elle a vu la bouffe, Annie s’est assise en tailleur et une expression ravie a éclairé son petit visage aigü.

- Salut Bichon, j’ai entendu que t’avais faim !

Putain, j’ai eu froid pour revenir, c’est vachement loin depuis ici !

Isabelle a installé le plateau par terre et s’est assise en face, elle commencé à déballer le jambon et à couper le pain, elle n’a posé aucune question. Elles ont mangé en silence un petit moment, Isabelle surveillait Annie du coin de l’oeil, elle voyait bien son petit sourire rêveur et son regard qui flottait. Elle était sur un nuage. Pour briser le silence elle a dit :

- Le père Muret m’a encore harponnée dans l’escalier, il a senti le shit, va falloir faire gaffe !

Annie a émit un petit gloussement, elle a pris le temps d’avaler, puis :

- ça tombe bien, maintenant j’ai mieux que le shit, et ça sentira rien !

- C’est quoi ?

- Un truc qu’il a ramené d’Ethiopie, on va l’essayer la prochaine fois, je me souviens plus comment ça s’appelle, c'est des cachetons, et après …

- Et après ?

- Et ben, après c’est dingue, il paraît !

- T’en as pas pris?

- Non, pas le temps, ses vieux allaient rentrer… Non, là, on a baisé normal, il m’a dit : « Je suis le chien, tu es la chienne ! »…

 

A suivre

par Belette publié dans : Fiction
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