Inde, journal de voyage (suite et fin) New-Delhi

Publié le par Surcouf

Un des temples de Kujaraho
Dernier jour en Inde - (suite et fin) - New-Delhi
 
De bon matin, nous allons déjeuner au Nerula’s qui se trouve à 10 mn à pieds et où on nous sert un copieux breakfast pour seulement 150 roupies. En chemin, sur les trottoirs couverts qui bordent Conaught-Circus, nous voyons plein de gens allongés qui ont manifestement dormi là, avec une simple couverture sur le ciment, au milieu de la saleté. Des petits enfants touts nus vont s’accroupir dans le caniveau au bord de la chaussée, frôlés par les voitures.
 
Comme c'est dimanche, et que le traffic est un peu moins intense, nous décidons de retourner à pieds à la très belle galerie d’objets d’art vue hier. Ça represente plus d’une heure de marche aller retour, autant dire un exploit ! Marcher dans Delhi est affreux. L’air est saturé de gaz d’échappement, les trottoirs défoncés entretiennent l’humidité et la crasse. Chaque recoin de porte recèle des amas mal odorants, mélange de papiers, de plastique, d’épluchures, de déjections humaines et canines. Des relents d’urine flottent à tous les coins de rue. Malgré ça des gens, des enfants sont assis par terre. Pourtant nous sommes dans le vrai centre de New-Delhi !
 
Des mendiants surgissent de partout, enfants, vieillards, infirmes, femmes avec bébé, et nous escortent. Nous donnons à une petite fille, tout de suite les autres deviennent pressants, voire menaçants…Les mendiants de New-delhi sont facilement agressifs, ce que nous n'avons pas remarqué dans les villes ou bourgades traversées.
 
Des tchouk-tchouks s’arrêtent en travers de notre chemin, veulent absolument nous emmener, insistent lourdement, il n’est pas d’usage qu’un européen aillent à pieds...
 
Au magasin, nous achetons écharpes et cravates qui ne tiennent pas de place dans les bagages.
 
A 14 heures nous mettons nos valises à l’accueil pour libérer la chambre et retournons déjeuner au Nerula’s. C'est notre 3ème visite. L'ambiance est plaisante. On nous reconnaît, nous discutons avec l'un des serveurs, apprenant que nous sommes français, il nous recommande un vin rouge produit en Inde, près de Bombay. Nous l'essayons et le trouvons tout à fait correct.
 
Au retour nous donnons nos dernières roupies à un malheureux paralysé des deux jambes qui se traîne sur les mains au milieu d’un carrefour. Nous passons nos dernières heures indienne sur la terrasse du "York". Nous demandons à Mr P. un chauffeur pour nous emmener à l'aéroport, il nous rend ce service gracieusement. Et c'est ce cher vieux Griss qui s'y colle, on en est presque émus !
 
L’avion pour Singapour décolle avec presque trois heures de retard, à croire qu'on ne s'arrache pas à l'Inde si facilement.
 
Si je reviens en Inde, ce sera pour Vanarasi.
 
Chers  lecteurs de ce journal de voyage, qui m'avez fait l'honneur de me suivre dans ce périple, si vous envisagez de vous rendre en Inde, et, si malgré tout ce que j'ai raconté, vous tenez à circuler en voiture, je ne saurai trop vous consiller l'Agence de MrP., pour son sérieux et son amabilité, et même un certain chauffeur, au caractère ombrageux mais aux reflexes et à la concentration extraordinaires. Contactez-moi sur ce blog pour les coordonnées.
A présent, je vais rassembler mes notes pour vous narrer une autre rencontre passionnante qui fait suite au voyage en Inde, il s'agit de la découverte de la culture des Aborigènes d'Australie.
Belette

Publié dans obsindep

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