LE CUMUL DES UNS INDUIT LE CHOMAGE DES AUTRES
La gauche y avait pensé en parlant du "partage du travail". C'était dans le programme d'avant élèctions de 1988; il s'est transformé en diminution du temps de travail, les fameuses 35 heures tant décriées (sauf chez les bénéficiaires), et petit à petit remises en cause.
Cette gauche a t-elle craint pour elle-même car le partage du travail engendre la remise en cause des cumuls!
Mon intention n'est pas de contester la liberté de cumuler des emplois, des fonctions, car, pour certains d'entre nous, c'est malheureusement indispensable (petites retraites, emploi à temps partiel etc...), mais dans bon nombre de situations, les cumuls des uns induisent le chômage des autres.
Voilà une piste qui mènerait à la priorité des priorités de notre premier ministre : la lutte contre le chômage. L'élite de notre pays ou la supposée telle (nous avons par notre engouement, notre dôlatrie notre part de responsabilité) serait la première touchée.
Le cumul, on le trouve chez les politiques, les chefs d'entreprise, les sportifs et artistes, les journalistes... et dans bien d'autres corps de métiers privilégiés. Les exemples ne manquent pas (voyez le petit jeu du "L'AVEZ-VOUS RECONNU ?).
Il me semble que l'on pourrait accentuer fortement le niveau des charges sociales du patronat et des salariés concernés par des contrats de cumul d'emplois (au dessus d'un certain coefficient de revenu sur le modèle du coefficient familial). Le cumul ne serait pas interdit mais on le taxerait fortement. Cela permettrait d'augmenter les ressources des assedics (juste retour des choses pour les ayants droits privés d'emploi par la boulimie des cumulards), d'augmenter les ressources des différentes branches de sécurité sociale.
Dans certains cas, cette mesure pourrait être disuasive et elle permettrait au nombre de cumuls de diminuer, ce qui automatiquement améliorerait le niveau de l'emploi et par voie de conséquence entainerait :
- Plus de cotisations
- Moins d'ayant droits aux assédics
- Un rendement supérieur de l'impot sur le revenu car plus d'assujettis
- Plus de consommation (les nouveaux salariés sont des consommateurs en puissance)
- Moins d'épargne car les adeptes des cumuls sont forcément attirés par l'épargne
Ces deux dernières conséquences devraient aller droit au coeur de notre ministre de l'économie qui souhaite booster la consommation et diminuer l'épargne.