La Côte d'Ivoire au coup de sifflet final
-Du football, encore du football, toujours du football...c'est ce que l'on peut souhaiter pour la Côte d'Ivoire. En effet depuis le début de la coupe d'Afrique des nations et du bon parcours de l'équipe ivoirienne, le calme est revenu sur l'ensemble du pays. Il semblerait même que l'on puisse parler de liesse nationale. Il n'empêche que, quel que soit le résultat de la finale d'aujourd'hui, l'actualité reviendra dans les jours qui suivront et le match Cote d'ivoire/France reprendra. On se rendra compte alors que chacun a fourbi ses armes ces derniers jours. La France: -Accusation contre Laurent Gbagbo et ses proches de rançonner lesproducteurs de cacao ( c'est peut-être vrai ) ; mais rien n'a été dit de tel pendant 30 ans sur l'enrichissement d'Houphouet Boigny et ses proches, dans le bois, le transport maritime. -Un ex-officier de l'armée ivoirienne a été mis en examen récemment dans l'affaire Kieffer alors que les enquêteurs sont plus que prudents sur son implication, il a été écroué. -A la demande de la France, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté des sanctions contre "3 patriotes " de L. Gbagbo ; sanctions sans réelle portée sur les " condamnés " mais qui seront certainement mal reçues en R.C.I. La Cote d'Ivoire : -Ouverture d'une information sur l'affaire Mahé qui implique l'armée française. Dès le début de la crise ivoirienne, la France a eu un comportement pour le moins ambigu : - Les rebelles devenaient les "Forces Nouvelles", c'était là une nouveauté dans le langage diplomatique de notre pays. -La France n'a pas respecté ses engagements militaires envers la R.C.I.,c'était aussi une première. -La France ne voulait plus de L. Gbagbo dès que la droite est revenue aux affaires dans notre pays. Ce ne sont pas les français, installés pour certains depuis des décennies qui ont posé problème en R.C.I. et ils sont à plaindre, c'est la politique menée par la France contre un pouvoir ivoirien légitime (ce qui ne veut pas dire irréprochable ) qui a pourri la situation. L'O.N.U. a pris le relais de l'opération Licorne en cours d'opération ( la France a ainsi obtenu une sorte de légitimité qu'elle n'avait pas au départ ). Elle doit maintenant demander à la France de retirer sa force Licorne. Cette décision sera appréciée des Ivoiriens dans leur ensmble et sans doute de bon nombre de résidents français. Elle pourra alors engager de nouvelles discussions avec les forces en présence. Sinon ce sera le coup d'envoi de nouveaux heurts...