Inde, journal de voyage : Etape imprévue à Kampur

Publié le par M.Pan

Des vaches, encore des vaches, toujours des vaches !
 
Journal de voyage (suite) Septembre 2005
 
A l’approche de Kampur, le vent et la pluie redoublent. Kampur est la ville la plus polluée de L’Inde, c’est un gros centre industriel (chimique) . Les faubourgs ne sont qu’une suite d’usines, d’entrepots et d’empilement de briques. Les camions citerne « Tata » sont en file ininterrompue. Des morceaux d’autoroute en construction jalonnent le trajet et ralentissent notre progression déjà très difficile. Des gens s’abritent sous le béton en construction, un type en profite pour prendre une douche sous l’évacuation de la route. Des veaux passent. Des petits temples jalonnent le chemin. Griss tousse à s’arracher la gorge. Il ne connaît pas le chemin, il demande plusieurs fois sa route et repart sans jamais remercier. Ça fait 10 heures qu’il conduit. On n’en mène pas large.
Nous atteignons le centre ville sous une pluie diluvienne, nous n’avons rien réservé. Griss s’arrête dans le premier hôtel qu’il trouve, il s’appelle le « Kartar ». Nico va visiter les chambres et décide que, étant donné la situation, on s’en contentera. C’est le genre d’établissement qui ne reçoit que des indiens et n’a manifestement jamais vu un touriste.
Un seul type baragouine un peu d’anglais. Il dit qu’il nous donne ses meilleures chambres. Elle sont bizarres, très grandes, au 5ème étage, avec un pilier en plein milieu et du côté de la rue, une cloison en bois. .Il n’y a pas de drap du dessus, la salle de bain est déglinguée et il flotte une odeur surette. En face de l'autre côté de la rue, ce sont des immeubles récents mais touts de guingois. Sur un balcon il y a un petit temple privé qui restera allumé toute la nuit.
Nico va faire les formalités avec les 4 passeports (registre d’entrée, dates de d'arrivée de départ, destination, durée du séjour à l'hôtel ...,) c’est toujours très long. Le type de la réception lui colle au train, on ne comprend pas grand chose à ce qu’il raconte et réciproquement, mais il sonne à notre porte toute les cinq minutes, il semble excité de recevoir des étrangers. Il est pénible et nous sommes très fatigués, et en plus, il a une haleine épouvantable. Je sens Nico à deux doigts de l’envoyer promener.
Nous commandons néanmoins un repas aux cuisines de l’hôtel. On nous le sert dans une chambre (l’Inde présente ce genre de facilité !). C’est royal, très copieux, toujours végétarien mais succulent avec des sauces subtiles, du fromage de bufflonne, toutes sortes de légumes frais. Les petits pains plats s’appellent des « nans », parfois ils sont frits au beurre avec de l’ail, c’est délicieux.
La nuit, on essuie un petit cyclone. Le vent et la pluie sont tels que l’eau entre dans la chambre par le climatiseur dont les fils trempent dans la flotte, et que le tapis est trempé. Ça a fait un boucan d’enfer et, de bon matin, le trafic dans la rue a repris son vacarme juste sous les fenêtres. Moi seule ai bien dormi grâce à mes boules Quiès...
A suivre
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Publié dans obsindep

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