Inde, journal de voyage : Les sculptures érotiques de Kujaraho,
Journal de voyage (suite) Septembre 2005De bon matin, nous nous promenons au bord du petit lac presque à sec qui se trouve en face de l'hôtel. Il est rempli de nénuphars et il ne reste que quelques trous d'eau où, paraît-il le Maharadja du coin entretient des crocodiles. Nous faisons un tour dans la ville encore déserte et apprécions de marcher librement. Nous prenons un petit déjeuner sur la terrasse. M'man et Aglaé ont mal dormi car le climatiseur soufflait du chaud. Nous les changeons de chambre.
A 8h 30 nous partons vister les temples Chandela construits par les Rajpoutes (et fameux pour leurs sculptures érotiques). M'man (quasiment invalide) et Aglaé prennent un rickshaw. Nico et moi, à pieds sur le chemin, sommes harcelés par les vendeurs, à l'intérieur du site nous sommes harcelés par les guides qui proposent leurs services comme si leur vie en dépendait, mais toujours en anglais !.
Nous demandons une chaise roulante pour M'man malgré ses récriminations. Elle a la honte.
Le site est beau, bien entretenu et les temples sont intéressants. Sympas, ces Rajpoutes, contente de les avoir connus... Sûrement des gens (civilisation du XVème siècle) qui prenaient la vie du bon côté. Les sculptures sont superbes, elles décrivent la vie quotidienne, les attitudes et les occupations les plus ordinaires avec sensualité et humour. Ces gens là ont du proclamer bien avant nous: "faites l'amour pas la guerre". Les sculptures érotiques sont nombreuses et les postures relèvent du numéro de cirque ou de l'imagination débridée des sculpteurs, mais elle sont traitées avec drôlerie, avec souvent, dans les coins, des éléphants ou des singes qui rigolent et font des clins d'oeil aux amoureux. Les touristes circulent dans le site (il y a de nombreux temples) à la recherche des scènes les plus hard. Les flashes crépitent.
En sortant, nous retrouvons la horde de vendeurs, nous achetons un livret sur le Kama-soutra, ça fera un petit cadeau en accord avec les fantasmes que les européens entretiennent sur l'Orient.
Le même vieux "pédaleur" de rickshaw ramène Aglaé et M'man (il a attendu pendant toute la visite), tout en chantant "Au clair de la lune » et autres contines françaises.
L'après midi nous essayons de confirmer les vols de retour, Quatar-airlines pour Aglaé et ma maman qui vont réintégrer la France toutes seules comme des grandes, et Air Singapore pour Nico et moi qui continuons notre voyage... Mais impossible de trouver les numéros des compagnies aériennes. C'est incroyable mais personne ne possède d?annuaire de Delhi, ni l'hôtel, ni le phone-center... et les renseignements, ici, ça n'existe pas.
L'aéroport de Kujaraho ne répond pas. Au phone-center, nous appelons Nouvelles Frontières pour obtenir les numéros de Delhi, mais ils ne peuvent pas non plus nous les donner, il faudra rappeler ... ça devient grotesque! .. Le "phone center" est une sorte d'aquarium en plein soleil, où tout le monde veut entrer pour mettre son grain de sel, le "boss" se met à chercher les numéros de Delhi dans un annuaire du Madya Pradeh. Leur ignorance nous sidère.
Il fait dans cinquante degré dans le gourbi, tous s'agglutinent comme des mouches, certains en profitent pour essayer de nous vendre des trucs, d'autres pour nous nous attirer dans leur boutiques. On s'énerve contre eux, on pousse une gueulante et ils s'égaillent. je commence à paniquer, j'imagine déjà nos deux Mamies toutes seules, coincées à New Delhi.
A suivre
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