Inde, sur la route d'ORCHA

Publié le par Surcouf

Inde, carnet de route (suite) septembre 2005
(suite) septembre 2005
 
Devant l’hôtel, nous retrouvons le vieux conducteur de Rickshaw qui chantait en français, il planque là au cas où on aurait besoin de lui. Il est sympa et il se débrouille assez bien en français. Il voudrait bien possèder un euro, nous dit-il, il trouve ça très joli et voudrait le faire monter en pendentif. Nous lui promettons d'en trouver un. (Après coup je me dis que c'est sûrement un truc à lui pour récupérer des sous qu'il va échanger contre des roupies avec d'autres touristes... mais qu'importe, il est sympa!). Le soir, Aglaé fera son bonheur en lui donnant deux euros.
Nous discutons avec lui et Griss sur le système des castes. Griss ne veut rien dire, comme toujours, mais le vieux gars est sans complexe. Il nous explique que lui est tout en bas de l’échelle, et qu'il aime bien les touristes qui n'hésitent pas à lui serrer la main. Socialement (mais non légalement) il ne peut pas exercer n'importe quelle profession car chacun a sa place dans ce monde. Il pédale depuis 19 ans et doit donner 20 roupies par jour au propriétaire du Rickshaw. L’engin coûte 200 roupies.
Les serveurs de l’hôtel rappliquent et on discutent tous ensemble, ils posent des questions sur l’Euro et il s’avère que le vieil intouchable connaît très bien sa géographie. La France a bonne presse ici grâce à une infirmière française (Stéphanie), qui a créé un dispensaire pour les intouchables après qu’elle eut constaté que le l’hôpital rechignait à les soigner. L’un des jeunes qui travaillent à l’hôtel a été soigné par elle après un sérieuse blessure au pied. Un serveur gagne 1000 roupies, un manager 1200 roupies.
 
Le vieux conducteur de Rickshaw est encore là lorsque nous partons dîner et il nous attend à la sortie (la patience est une vertu majeure pour faire ce métier). Nico essaie le rickshaw avec moi derrière, on fait cent mètres dans la grand rue de Kajuraho, les indiens sont écroulés.
Une japonaise passe avec un masque de protection sur la figure.
 
Kajuraho est une ville relativement propre, il est vrai qu’elle ne vit que du tourisme grâce aux temples, et la région dans son ensemble nous paraît plus reluisante que la précédente.
 
Notre étape suivante est Orcha où les restes d'un somptueux palais nous attendent. Nous traversons Janzi. Je me souviens du roman "Le Nabab" d'Irène Frain, qui m'a enchantée naguère, et qui se déroulait en ces lieux. Mais il ne reste rien de la belle Rani de Janzi, amoureuse d'un marin Breton au temps de la révolte des Cipayes... La ville est terriblement laide... On ne devrait jamais confonter son imaginaire à la réalité.
Au bord de la route, des villageois cassent des cailloux à la pioche pour sa réfection, des enfants travaillent, les femmes évacuent les gravats en les portant dans des cuvettes sur leur tête, l’ingénieur donne des ordre juché sur un tas de terre. Comment s’étonner que les travaux durent longtemps dans ce pays !.
 
Plus loin, le paysage est agréable, petit gât au bord d’un étang, labours avec des bœufs, beau pont sur la rivière Dassam, villages assez jolis avec leurs toits de tuiles, leurs murs en pierre. Arrivons à Orcha vers midi.
 
L’hôtel est dans un ancien palais, propriété du gouvernement. La plus grande partie est livrée aux chauve-souris mais les quelques pièces rénovées pour l’hôtel sont somptueuses : Très grandes chambres superbement décorées avec des tentures, des meubles et des gravures, une salle de bain tout en marbre, même la baignoire garantie d’origine.
Nous occupons la chambre du Maharadja, on nous l’affirme. Aglaé et M’man occupent celle de la Maharani. Comme nous sommes à l’étage, nous avons une terrasse immense et un délicieux patio en arcades blanches avec des colonnades très fines. La salle de restaurant, est magnifique.
 
L’après-midi, nous prenons un guide en français et visitons le reste du palais qui est immense et plus ou poins abandonné et livré aux animaux : chiens errants en meutes, chauve-souris, vautours et oiseaux de toutes sortes (et, paraît-il, cobras en sous sol… mais nous n’irons pas voir !).
 
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Publié dans obsindep

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