A la recherche des Aborigènes (carnet de route)

Publié le par Surcouf

Journal de voyage AUSTRALIE – Octobre 2005
 
    Nous arrivons à Sydney avec presque trois heures de retard à cause de soucis mécaniques dans l'avion de Air Singapore. Il est 10 heures du soir. La navette pour l'hôtel ne nous a pas attendu. Nous sommes très fatigués. Nous errons un moment dans l'aéroport désert puis acceptons la proposition d'un chauffeur de navette qui propose de pousser son itinéraire jusqu'à Manly, lieu de notre hébergement. Mais Manly est à perpète, de l'autre côté de la célèbre baie, nous roulons plus d'une heure et payons le prix fort. Manly est une très charmante bourgade de la banlieue de Sydney, célèbre pour ses plages. Nous arrivons dans une jolie guest-house meublée à l'ancienne et tenue par une vieille dame très british. La maison doit dater des premiers établissements de colons. les Australiens dont l'histoire est récente prennent grand soin de ces témoignages de leur passé.
     Après une grosse nuit de sommeil, nous découvrons le rituel du petit déj avec les pensionnaires préparant leur thé et leurs toasts, faisant eux-même leur petite vaisselle et qui semblent tous des célibataires endurcis. Ils se connaissent tous et nous considèrent avec des airs de conspirateurs dérangés, mais toujours avec une extrême politesse, on se croirait dans un roman d' Agatha Christie.
Nous prenons le Shuttle, le bateau qui fait le va et vient entre Manly et le centre de Sydney. Nous découvrons par la mer la célèbre et superbe baie avec le pont suspendu et l'opéra.
     Nous faisons un tour dans le centre et sur le port. Il y a un bon soleil printanier. Les rues sentent le bacon, les australiens sont souriants et nonchalants, plutôt bien en chair, formatés et disciplinés. Ils déambulent le long du port en mangeant des ships et des glaces. On ne peut fumer nulle part, la nourriture n'est pas bonne, et même pire que ça. Nous commandons des sandwiches au bœuf. Mais, surprise! ils sont aussi fourrés à la confiture.
    Nous trouvons l' office de tourisme et cherchons de la doc en français. N'en trouvant pas, nous réclamons à l'accueil où l'on nous remet une vulgaire photocopie en noir et blanc. Nous découvrirons tout au long du voyage le peu de cas que font les anglo-saxons de la langue française.
    Les rues sont très propres et les toilettes, gratuites, sentent la rose, et ça, après l'Inde, c'est bien ! Nous apprécions aussi énormément de pouvoir marcher librement, nous asseoir à un terrasse de café, flâner... En trois semaines en Inde nous n'avons presque jamais marché en dehors des espaces réservés aux touristes.
    Une chose me chagrine : pas un seul Aborigène dans les rues de la capitale australienne ! et nous, c'est surtout pour eux qu'on est là... pour découvrir ce peuple mystèrieux tout droit sorti de la préhistoire et dont la peinture se vend à des prix fous dans les galeries d'art les plus prestigieuses du monde... mais patience.
    Nous prenons un vol intérieur l'après-midi à 17 heures pour Adélaïde où nous sommes attendus.
 
À suivre
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Publié dans obsindep

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G
J'ai bien ri pour le sanwich au boeuf et à la confiture. Des vrais sauvages ces australiens. Je n'ai pas une très bonne opinion d'eux car il paraît qu'ils sont particulièrement cruels avec les animaux... J'attends la suite avec les aborigènes qui effectivement sont plus passionnants (j'ai vu quelques reportages sur eux). Tu les as vraiment rencontrés ? Ou c'est de la fiction ?
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B
Bonjour Grenouille, j'ai plein de choses à dire sur les Aborigènes, ce sont des gens étonnants, mais ils ne sont plus malheureusement dans état naturel, heureusement qu'ils ont la peinture et toute leur spiritualité, qui, elle, est intacte. Ce que raconte des voyages est complètement vrai. A bientôt. Les Australiens ne m'ont pas paru spécialement cruels avec les animaux, en fait il sont comme tous les gens qui font de l'élevage extensif, l'animal est là pour rapporter et ceux qui gènent (kangourous, dingos) sont éloignés ou éliminés sans état d'âme.