AUSTRALIE - Carnet de voyage (2)

Publié le par Surcouf

Sur les hauteurs
d'Adélaïde
 Octobre 2005
 
    Greg et Rose sont à l'aéroport. Après ¾ d'heure de route, nous arrivons dans les collines au dessus d'Adelaïde. Greg est un Australien de naissance, ses grand parents étaient Écossais, il a été marin puis fermier. Rose est une aventurière dans son genre. Née Québecquoise, elle est venue ici pour se marier sans connaître du tout le pays et très peu son futur époux.. C'est une histoire comme dans les romans : Greg voyageait au Canada, il avait déjà dans les 45 ans et toujours pas d'épouse. Il en avait marre de se morfondre tout seul sur ses 300 hectares de terre. Rose était une jeune fille pauvre (et plus si jeune que ça, d'ailleurs) elle était serveuse dans un hôtel où Greg vint dormir. C'est en lui servant le petit déjeuner que Rose engagea avec lui un conversation rapprochée. Une heure plus tard il la demandait en mariage. Quel fut le poids des arpents de tournesol dans la décision de Rose, nul ne sait, mais en bonne descendante de pionniers, elle accepta.
    Leur maison est nichée dans les collines, derrière la ville d Adélaïde. C'est un endroit enchanteur, du moins en cette saison très verte. La construction est typique du pays : carrée en pierres avec un toit à 4 pans qui débordent largement et crée un promenoir couvert tout autour de la maison, pas d'étage. Elle est plantée au milieu des pâturages. Le jardin est superbe avec ses premières roses, de nombreux arbres d'ornement inconnus de nous, et toutes sortes de fruitiers. Les orangers et les citronniers donnent à plein, au loin, des forêts de conifères, et partout, dans la campagne, des eucalyptus au tronc clair et tourmenté, veiné de rouge et de brun... Un vrai pays de cocagne !
    En contrebas brillent deux petits lacs artificiels qu'ils appellent des « dams ». C'est très beau. Derrière la maison, 2 citernes énormes (aussi grosses que la maison), récoltent toute l'eau de pluie du toit. L'eau est une très gros problème en Australie, même dans le sud. Toutes les occasions sont bonnes de créer des réserves. Chaque maison, en dehors de la ville, possède ses énormes citernes d'eau de pluie. Les réservoirs sont proportionnels au nombre de personnes qu'ils alimentent. Il en faut pour l'année entière et pour tout (douche, wc, lessive, arrosage, boisson... ) Cette eau n'est pas filtrée, elle est seulement décantée au fond de la citerne. On la boit apparemment sans problème depuis toujours. Ainsi chaque famille est autonome sur le plan de l'eau. Nous avons en Europe des leçons à prendre sur cette question si nous voulons nous affranchir de la Générale des Eaux et autres requins...
      Tout autour, il y a des vaches et des chevaux, certains sont à Greg. Malgré la superficie de son exploitation agricole en tournesols et pâturages, il n'est pas Crésus pour autant, les surfaces sont immenses ici, et plus encore vers le désert, dans l' « Out-back » (l'arrière pays australien). Mais l'agriculture est très peu subventionnée, à l'agriculteur d'être avisé et de supporter les risques. De ce fait, les produits agricoles sont à leur vrais prix, et la nourriture assez chère.
Nous sommes reçus royalement et le soir, Greg nous fait griller de superbes tournedos de sa production. Le régime strictement végétarien adopté en Inde n'y survit pas.
     Je brûle de poser des questions sur les Aborigènes... mais je me retiens car je sens bien que la vie, les occupations et les soucis de Greg et Rose sont à des années lumières de mon intérêt pour les Peuples Premiers...
 
A suivre
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Publié dans obsindep

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G
J'ai hâte de connaître la spiritualité des aborigènes. N'as-tu pas ramené des photos ? Ta description de la maison et de la végétation alentours donne envie de voir.
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S
Au cours de ce voyage j'avais fait le pari imbécile de ne pas prendre de photo car j'avais souffert par le passé d'avoir toujours l'oeil rivé à l'objectif et je trouvais que je ratais des choses au niveau du vécu immédiat. Je m'étais dit : "mes yeux suffisent et éventuellement papier/crayons...". Evidemment j'ai été horriblement frustrée, au point que j'ai pris plein de photo avec un téléphone ! évidemment la qualité n'y est pas, et en plus, ça n'a pas bien fonctionné au moment du transfert sur l'ordi, j'en ai perdu plein. En plus de ça, les photos des Aborigènes,  je veux pas les passer parce que il me faudrait leur accord et ils n'aiment pas qu'on prennent leut image. pareil pour les oeuvres, on ne peut pas légalement utiliser ces images sans autorisation... encore des frustrations !