Journal de voyage AUSTRALIE (7)

Publié le par Surcouf

Galerie de mine transformée en église à Cober Pedy

 Cober Pedy, un Far-West d'aujourd'hui...
    En arrivant à proximité de Cober Pedy, on croit voir au loin une énorme ville avec des maisons blanches, mais c'est un mirage... en fait, il s'agit de milliers de terrils constitués de la roche extraite des innombrables mines d'opales. Quand je dis mine, en fait ce sont souvent de simple trous creusés à la verticale puis abandonné par un chercheur malchanceux.  Le paysage, un désert plat sans aucune végétation est ravagé et d'une laideur effarente. Pourquoi la terre rouge de l'Australie, quand on l'extrait, donne t-elle des monticules blancs comme neige ? Mystère! Sur les bas côtés, des panneaux nous interdisent de marcher hors de la route à cause du risque de tomber dans un trou car l'endroit est creusé de façon totalement anarchique. Chacun y va de son trou, et bien sur, ne rebouche jamais.
    Nous trouvons un Motel sympa, il est 15heures. Je fais ma lessive à la « lawndry », l'étend au vent du désert et la repasse une demi heure plus tard. C'est mieux qu'à la maison. Je ne dirai jamais assez de bien de ces motels, qui, sur le modèle américain, offrent absolument toutes les commodités. Ainsi il y a dans toutes les chambres que nous avons occupées, même les plus modestes, un réfrigérateur, un peu de vaisselle, du café en poudre, de thé, de la crème, du sucre, parfois des biscuits et bien sur l'inévitable bouilloire.
    Heureux de pouvoir faire notre frichti, et d'avoir un autre choix que  restau ou  sandwich, nous partons faire des courses à supérette de Cober pedy et découvrons la capitale de l'opale. Ici il y a l'opale et rien d'autre, mais ça suffit à rendre très prospère cette petite communauté d'environ 10000 personnes. L'opale, on la montre, on la vend, on la taille, on fait visiter ses mines, on en raconte l'histoire, on glorifie ses découvreurs... Et les filons sont loin d'être épuisés. Tout un chacun peut demander une concession et se mettre à creuser. S'il en a les moyens, il le fait avec un drôle d'engin, une espèce de petite pelleteuse montée à l'arrière des camions, sinon, c'est à la pioche. Il peut se ruiner ou découvrir la grosse pierre qui fera de lui un roi de l'opale. S'il est chanceux, il devra peut-être défendre sa concession à coup de fusils. Il fera vivre toute une filière qui taille, vend, expédie dans le monde entier. Oui, le Far-West existe encore !
    Dans les rues, on croise des types barbus et hirsutes, couvert de poussière blanche, il descendent de pique-ups chargés de matériel de forage. Des Aborigènes déambulent, parlant fort, apparemment ivres, ou restent des heures assis par terre en groupe, hébétés et sales. Ils ont l'air de zombies, on les croise sans rencontrer leur regard. Tandis que les blancs s'activent, aucun Aborigène ne travaille. Les communautés noire et blanche semblent sourdes et aveugles l'une à l'autre, elle ne sont ni au même rythme, ni sur la même planète. C'est une drôle d'impression. L'alcoolisme est un mal endémique chez les Aborigènes et ce n'est pas le seul. La confrontation avec la société occidentale les a détruit au physique et au mental. Le diabète, l'alcool et la drogue font des ravages. Ma vision idéalisée des peuples premiers en prend un coup dans l'aile !.. Leur salut est dans l'art, mais nous ne savons pas encore.
 
     Cober Pedy a une autre originalité, c'est une ville en partie sous-terraine. Avant l'invention de la climatisation, elle l'était complètement. Il fait si chaud dans cet endroit que les pionniers se sont mis a habiter dans les galeries d'anciennes mines où la température est stable à 25°. Aussi y a t-il des commerces, des logements, un hôtel, trois églises, des bars etc... sous terre
    A suivre
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Publié dans obsindep

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G
une ville souterraine, sympa. On y rencontre des Derros sûrement...
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