Le recours au crédit, pour quel profit ?
Crédit immobilier, Crédit à la consommation...
Les ménages français sont endettés jusquà hauteur de 64% du revenu disponible. Cet endettement inquiète la Banque de France et son gouverneur s'en est ému lors d'un entretien avec J. Chirac.
De même, J.C. Trichet qui préside la Banque Européenne s'est inquiété récemment de ce niveau d'endettement.
Nos gouvernants, T.Breton, Ministre de l'économie en tête, prônent au contraire une augmentation de l'endettement des ménages et nous incitent à imiter les Américains et les Britanniques beaucoup plus endettés que nous. Récemment, certaines dispositions par l'intermédiaire de la loi, ont été prises pour favoriser le recours au crédit hypothéquaire ( réemprunt au fur et à mesure du remboursement ).
Les banques ont considérablement augmenté la durée des prêts immobiliers, la norme était 15 ans, à présent 25 ans devient courant et il est de plus en plus probable que cette durée va encore s'allonger : 30 ans voire plus!!! ( un crédit immobilier de l'entrée dans la vie active jusqu'à la retraite n'est pas à exclure ).
QUI CROIRE ?
Les premiers craignent qu'un " Crack immobilier " ne plongent des centaines de milliers de ménages français dans des situations délicates. Il est certain qu'assurer des remboursements pour un bien qui perd de sa valeur, et qui, à la vente, sera source d'une perte n'est guère enthousiasmant. Sans aller jusquà cette extrémité, l'incertitude du monde du travail, donc des revenus, incite à elle seule à la prudence.
Les seconds voient dans l'endettement le coup de pouce à la consommation, la fameuse demande intérieure, moteur essentiel de la croissance. Les crédits à la consommation des organismes spécialisés et des banques sont de plus en plus agressifs ( réponse rapide, combien, remboursements de plus en plus étalés....)
Les dossiers de surendettement augmentent de façon très importante, les ventes aux enchères sur saisies également...
Et que dire du crédit qui, insidueusement, favorise la stagnation des salaires et entrave la liberté de changement des salariés ?
Magnolia–
–
–
Publicité