Magazines Féminins : Les Femmes contre les Femmes !

Publié le par Surcouf

   Hier sur Europe1, l'émission de Valérie Duriez réglait leur compte à certains hebdos et partculièrement à la presse féminine (et aussi à la presse jeune) au sujet des nombreux articles consacrés à la sexualité.
    Je tenais déjà La presse féminine en piètre estime (voir mon article du 7 mars : "Presse féminine : les fossoyeurs du féminisme") mais alors là, son cynisme dépasse l'imagination.
    Les deux invitées qui ont dialogué avec Valérie Duriez étaient l'une sexologue (Catherine Blanc pour son livre : "La sexualité des femmes n'est pas celle des magazines") et une journaliste ( Anne Steiger pour son livre : "La vie sexuelle des magazines.")
    Bien que la présentatrice ait tenté de modérer le propos, des pratiques markéting très choquantes ont été dévoilées.
    Anne Steiger sait de quoi elle parle puisqu'elle a collaboré pendant des années à l'une de ces rédactions peu scrupuleuses, jusqu'au jour où elle-même s'est sentie atteinte psychologiquement par ce qu'elle écrivait. Aujourd'hui, sans doute travaillée par sa conscience, elle déballe les ressorts malsains du marketing
    Et l'on apprend comment cette presse fait la promo des pratiques sexuelles les plus marginales en les présentant comme la sexualité souhaitée, la nouvelle tendance, l'incontournable, la sexualité libérée et bientôt, la norme... Ce qui suggère que si vous n'êtes pas capables de suivre le mouvement, c'est sûrement que vous êtres à demi frigide ou impuissant !
    Car il faut inquiéter. Cela fait vendre. On veut en savoir plus, se mettre à la hauteur, qu'on nous dise comment faire... alors on achète le numéro suivant. le magazine féminin se nourrit de la peur : d'être grosse, de ne pas être sexy, de ne pas être conforme.
    "Suis-je normale?" se demande la ménagère qui a une baisse de régime ou qui ne s'est jamais sentie tentée par la sodomie... L'inquiétude fait vendre.
     "Je n'ai que 3 orgasmes par semaines, je n'ai pas mon compte! ... et un seul orgasme par rapport, quelle indigence! "... La frustration fait vendre.
    "Tous les goûts sont dans la nature!" rigolent les mémères en feuilletant négligemment le torchon de la semaine! Le voyeurisme fait vendre. Mais ça, c'est le moins grave.
    On apprend aussi que les témoignages rapportés sont soit carrémment inventés, soit déformés parce qu'il proviennent de témoignages rapporté par l'ami d'un ami ou le cousin de ma concièrge...
    L'honnêté est bien le dernier des soucis de ces journaux, mais ça, beaucoup d'entre nous s'en doutent, enfin j'espère! "On se fait avoir mais c'est pas si grave", penserez-vous... c'est vrai, on peut prendre la chose sous cet angle si on est content des filer son fric à des escrocs et assez costaud pour ne jamais se laisser influencer... Mais il s'avère que cette "information" déformée sur la sexualité est psychologiquement dangereuse pour deux catégories de lecteurs :    
- Les adolescents qui sont particulièrement fragiles sur ce plan   
- Les personnes pas très à l'aise dans leur sexualité, que cela peut déstabiliser durablement.
    D'une façon générale cela ne rend pas service aux femmes et rajoute un poids sur leur épaules déjà bien chargées. Selon le mot de l'une des participantes, ce genre d'articles c'est, en quelque sorte, "les femmes contre les femmes".
    Bravo à Europe 1 d'avoir osé laisser parler contre cette mauvaise presse qui est pourtant l'un des suppots du système publicitaire et ultra consumériste dont vivent les médias.
Belette
 
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Publié dans obsindep

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E
blog qui interpelle...<br /> je mets le lien sur mon blog !
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G
Je savais pas tout ça, je n'achète pas de journaux ni féminin ni masculin où il y a de la pubs... Ca fait qu'il n'en reste pas beaucoup (à ma connaissance 2). De toutes façons, les journaux féminins m'ont toujours paru insupportables et pas seulement quand ils parlent de sexualité. Il y a aussi les sempiternels régimes, les manières de se maquiller, les recettes de cuisine, et la cerise sur le gâteau : les tests ! Je n'ai jamais réussi à en finir un, il n'y a jamais la bonne réponse ! Ni la bonne question d'ailleurs (j'ai essayé il y a longtemps). Ah j'oubliais : les plus terribles : comment plaire aux hommes, les séduire, les garder, les... bref, le règne du n'importe quoi, n'importe comment.
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