l'Europe et la cause animale : au rayon des bonnes nouvelles...
L'Europe tant décriée vient de prendre une décision qui fera plaisir à la plupart d'entre nous, à l'exception des laboratoires chimiques et cosmétologiques : la création d'un label " Produit sans expériementation animale". Ainsi pourrons-nous boycotter les marques qui continueront à pratiquer les tests sur les animaux. Etant donné la sensiblisation de la plupart des gens à la souffrance animale d'une part, et les lois du marché, d'autre part, cette pratique barbare devrait disparaître peu à peu. Mais puisqu'on est en si bon chemin, pourquoi ne pas élargir la chose aux produits alimentaires : pas de mise en vente de bouffe ayant entraîné la souffrance d'un animal... Vous me direz, avec les systèmes d'élevage concentrationnaires généralisés que connait le monde agricole, cela reviendrait à vider les supermarchés des 3/4 de leurs rayons de volaille, de la moitié des rayons de veau, de 100% des rayons de porcs, de pas mal de morceaux de boeuf à cause du transport particulèrement éprouvant pour les bêtes, et même le fromage aurait des problèmes parce que beaucoup de vaches et de chèvres vivent en stabulation et ne voient jamais le soleil, etc...
Je suis prête à parier cependant que, dans les 5 prochaines années, on y viendra... ne serait-ce que parce que cette bouffe produite avec des animaux maltraités n'est pas bonne pour notre santé. Il y a d'abord la mauvaise conscience de participer par notre achat à la maltraitance, mais aussi : un animal stressé, angoissé ou confiné, produit des substances comme le corticol que l'on retrouve dans la viande et qui vous ruine le système immunitaire, sans parler de toutes les produits vétérinaires (vaccins, antibiotiques indispensables à la vie concentrationnaire des élevages en batterie) que ces bêtes ont ingurgité.
Il est bien vrai que l'on est ce que l'on mange ! Je suis persuadée que manger de l'animal malheureux rend malheureux, dépressif et malade...
Acheter sa viande chez un boucher qui s'approvisionne dans le coin, ses légumes aux paysans sur les marchés... et manger reprend tout son sens.
C'est un peu plus cher, mais pas tant que ça, et on y gagne l'estime de soi et probablement de mieux se porter.
belette
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