C comme Carbonisé
L'AUSTRALIE DE A à Z
J'avais envie de dire des choses sur l'Australie mais pas de faire un guide touristique, ni de redire ce que tout le monde sait déjà. C'est pourquoi j'ai choisi de porter un regard décalé, plutôt critique sur ce que j'y ai vu ou vécu, ceci étant délibérement subjectif et parfois injuste.
L'Australie est attachante par de nombreux aspects et qu'il soit bien entendu que j'aime ce pays-continent pour toutes sortes de choses qu'on vous a déjà dites : ses espaces infinis dont certains totalement vierges, ses côtes sublimes, son désert rouge et mythique, son vide sidéral, la culture immémoriale de ses indigènes, ses animaux incroyables, ses perroquets par nuées bruyantes et multicolores, ses routes sans virage, ses habitants brut de décoffrage, ses toilettes innombrables et toujours nickel ... mais rien n'est parfait.
Voici donc quelques petites choses que j'aurais aimé lire, aussi, avant de m'y rendre

C comme carbonisé
Faire du feu entre 4 pierres, au pied de son 4X4 et griller son T.bone en éclusant des bières Gold, semble être le summum du bonheur de l'Homme australien. Pour ce descendant de pionnier, il s'agit même d'un droit naturel et fondammental. Les foyers sont nombreux, au bord des pistes, sur les plages, en pleine brousse... et ce malgré les mises en gardes et les interdictions pour cause de sécheresse extrême.
Résultat : le nord du pays est carbonisé ! Des milliers d'hectares partent en fumée, nous avons roulé pendant des centaines de kilomètres à travers le Kimberley avec la terre brûlée pour seul paysage. J'ai même fait une petite déprime en pensant aux verts pâturages de chez nous. Dans les environs de Katherine, idem! la ville était entourée d'incendies au point que la fumée masquait le soleil. Tout en roulant on pouvait voir plusieurs départ d'incendie simultanés.
Personne ne semble s'en émouvoir. Personne n'intervient. Les rares pompiers semblent n'avoir pour seule stratégie que de mettre le feu ailleurs pour créer des pare-feu... sauf qu'il leur échappe assez souvent, parait-il. Il est vrai que cette région est vide d'habitant. On déplore tranquillement.
Le campeur buveur de bières n'est sûrement pas le seul responsable, il y a d'autres hypothèses:
La plus populaire chez les Blancs: ce sont les Aborigènes, chez eux, mettre le feu est une pratique de chasse.
La plus courante chez les Aborigènes : Ce sont les propriètaires terriens qui pratiquent l'élevage extensif sur des propriétés grandes comme nos départements. Ils brûlent la forêt pour créer de nouveaux pâturages.
Chacun choisit son camp. En tout cas, qu'est-ce que c'est moche ! Les Australiens vantent le Kimberley comme une très belle région, moi je n'ai vu pratiquement, entre Katherine et Broome, que des troncs calcinés.
Ils se lamentent sur la sécheresse qui frappe cette année leur pays, ils feraient bien de faire le rapport entre sécheresse et destruction de la forêt.
Bientôt, D comme Dingo