Quand l'Homme est prêt à tout ...
... pour comprendre le mystère de la Femme
Je viens encore vous parler des Aborigènes... mais c'est que ce peuple, comme tous les peuples dit primitifs, nous en apprend un rayon sur notre nature profonde...
L'initiation des jeunes gens y est d'une dureté incroyable. Je pensais ces coutumes disparues mais il n'en est rien, il a nous été confirmé que, encore aujourd'hui, peu d'adolescents se soustraient à cette épreuve.
L'initiation est un ensemble, un rituel de passage assez long, compliqué et en plusieurs étapes, parfois séparées de plusieurs années, qu'il ne faut pas réduire, bien entendu, aux mutilations. Mais nous, occidentaux, c'est bien sur ça qui nous impressionne le plus.
On peut, à l'extrême limite, comprendre tous le cérémonial destiné à instruire, aguerrir, et endurcir le sujet : genre être conduit en forêt, nu, les oreilles bouchées et les yeux bandés, être terrifié par le son des « bull-roarers » (morceau de bois qu'on fait tourner au bout d'un fil pour produire un son aigu ) que l'initié prend pour la voix des Ancêtres, être barbouillé de sang humain, en boire, avoir le nez percé... et autres joyeusetés... jusque là, bon, faut ce qu'il faut!... mais s'en prendre à cette partie du corps où l'homme met tant de son amour-propre ! ça interroge !
On appelle ça « circoncision », mais franchement, ça n'a rien à voir avec ce qu'on connaît ! Le garçon est conduit en brousse, toujours les yeux bandés, et les opérateurs (des hommes de son clan ) font une incision à la base du pénis et en enlève tout l'épiderme à l'aide de couteaux en silex, un épluchage, en somme ! Pendant ce temps-là, dans le camp, la famille pleure sur le sort du jeune homme. Les « opérateurs » pleurent aussi (l'Aborigène a la larme facile) et offrent des présents à l'initié. Quand le sang de sa blessure est sec, le garçon retrouve la vue et l'ouïe, lui qui a cru mourir, qui a connu la terreur et la douleur extrême, identifie avec "soulagement" ses bourreaux comme les membres de sa famille bien aimée. On lui montre les bull-roarers qu'il découvre être de simples bouts de bois au bout d'une ficelle, il sait !... il est devenu un homme.
Mais c'est pas fini... deux ou trois ans plus tard, il subit la « subincision », rite moins important qui se passe en comité restreint. Il s'agit alors, si j'ai bien compris, d'inciser le pénis tout du long pour ouvrir l'urètre. Bien sur, faut pas voir que côté boucherie, tout ça est empreint de spiritualité ! On se demande après ça comment les Aborigènes arrivent à se reproduire... et pourtant ils le font depuis 50 000 ans, au moins!
Et les filles ? vous demandez-vous. Elles s'en tirent bien, elles aussi ont une initiation, faites par le groupe des femmes et aussi secrète que l'est l'initiation des garçons, mais elle est, semble t-il beaucoup mois dure, il s'agit surtout d'un de rite de puberté et d'initiation au mariage.
J'ai voulu en savoir plus, parce que la cruauté de certaines coutumes c'est une chose, mais si on en comprend pas le sens cela devient carrément une offense à l'intelligence.
S'ouvrir l'urètre, à quoi ça peut bien servir ?
Et là, la psychanalyse nous sert une de ces interprétations sauvages dont elle a le secret : C'est, dit-elle, pour se rapprocher du sexe féminin, lui ressembler, s'approprier le grand mystère. En effet, la « subincision », par l'ouverture, associe l'appareil génital masculin à celui de la femme, et le jaillissement du sang, aux menstrues.
Voilà qui donne à réfléchir, non ?
De la spiritualité, vous dis-je... et tout est possible !
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