Seventies (7)
Nouvelle (7ème)
Au bout d’un moment, ils étaient sortis de la salle de bal, et, au mépris des recommandations de sa tante, elle l’avait suivi dans sa voiture. Là ils s’étaient embrassé sur la bouche, il lui avait caressé les seins à travers le tissu vichy, et même passé ses mains sous sa robe jusque très haut. Elle y a avait pris plaisir, et avait même ressenti comme un élan, une force, qui la poussait vers lui, et sa main à elle s’était aventurée sous la chemise du garçon, au contact de la peau, et promenée sur sa poitrine et dans son dos. Mais tout à coup, elle avait senti sa culotte toute mouillée, comme quand elle avait ses règles, ça l’avait effrayée, était-il possible qu’elle soit si tôt « indisposée » ? Heureusement, Enrico était sorti de la voiture en disant « je reviens tout de suite » , il s’était éloigné quelques instants, elle n’avait pas compris pourquoi. Elle en avait profité pour s’assurer qu’elle n’avait pas ses règles. En revenant à la voiture, Enrico était moins pressant, ils avaient parlé à nouveau, il lui avait dit qu’elle était jolie et qu’il habitait à Forges les eaux.
La rentrée était arrivée et elle n’avait jamais revu Enrico. Elle avait pensé à lui pendant des mois, elle lui avait même écrit des vers, et chaque fois qu’elle entendait le nom de Forges-les-eaux, son cœur faisait un bond.
Après qu’Annie l’ait plantée là pour aller voir son Alexis, Isabelle a repensé à Enrico, en retrouvant des sensations sur la peau et cette espèce crispation dans le bas-ventre. Les garçons étaient des êtres pleins de mystère pour elle, et quelque chose lui disait qu’avec cette affaire d’Alexis, elle allait en apprendre un rayon sur la question. Vers dix sept heures elle a commencé à s’impatienter, à guetter le retour d’Annie.
Malgré le froid, elle s’est même accoudée à la fenêtre pour scruter la rue du champs des oiseaux. La nuit tombait quand elle a reconnu les grands plis de la jupe violette d’Annie qui dansaient. Elle avait sur le dos quelque chose de nouveau, un manteau blanc avec des sortes de franges au bout des manches et en bas, cela prenait le vent joliment.
A suivre...
Je m'en vais au pays des grenouilles bleues (non les cigarettes du Dr legros n'y sont rien!)qui doivent être en pleine effervesence vu que c'est le printemps . Je programme 3 épisodes pour la semaine à venir, j'espère que ça va fonctionner. A bientôt