Seventies (6)

Publié le par Belette

Nouvelle (6ème)    

Vous qui suivez ce feuilleton (d'après mes stats, vous êtes une vingtaine à le faire régulièrement), laissez-moi un mot, un smiley, un signe ... pour me prouver que vous existez, que les stats d'OB ne sont pas virtuelles, et puis vous savez bien que : le comm est la récompense du blogueur ! 

     Une fois pourtant, Isabelle avait connu un émoi. C’était à la fête du village où vivait sa grand-mère. Chantal et Martine, ses cousines de la campagne, l’avaient convaincue de les accompagner au bal. Elle avait mis un belle robe en vichy bleu et blanc et sa tante lui avait même passé du rouge à lèvres et du vernis à ongles. Un orchestre d’accordéon enchaînait les valses, les bossa-nova et les danses modernes. Il en fallait pour tous les goûts. Elles avaient commencé par s’asseoir au bar devant un diabolo-menthe, en zieutant les garçons qui s’enfilaient des bières, accoudés au comptoir. Elles avaient fait tapisserie un petit moment en prenant des pauses et en feignant de se raconter des choses très importantes ou très drôles. De temps en temps, un des gars s’approchait et invitait l’une ou l’autre. Ses cousines connaissaient les usages, quand le type ne leur plaisait pas, elles disaient : « Non merci, aujourd’hui je ne danse pas, ou bien je suis fatiguée ou bien j’ai mal aux pieds… », mais elles avaient fini par trouver chacune des cavaliers adéquats. Isabelle, c’était plus simple, elle répondait qu’elle ne savait pas danser, ce qui était complètement vrai.

 

     De temps en temps, Martine revenait s’asseoir deux minutes, toute essoufflée, et la tannait pour qu’elle aille danser, mais elle résistait, en se disant que c’était pas son genre d’aller se coller contre ces types suants qui avaient l’air de ploucs. Elle répondait à sa cousine qu’elle était « indisposée », ce truc là marchait toujours, elle l’avait souvent utilisé, en gym, par exemple ou pour ne pas aller à la piscine … On ne posait pas trop de questions sur cette « indisposition » qui relevait de l’intimité absolue, du dernier repli. Du coup, elle s’était retrouvée toute seule à sa table, devant son verre vide, et elle avait commencé à se sentir très mal.

    Un beau brun s’était approché, elle avait dit très vite :« Je ne sais pas danser », alors il était retourné au bar et en avait rapporté deux verres de grenadine. Elle lui en avait été reconnaissante et avait même souri. Ensuite ils avaient discuté. Discuter, elle aimait bien, elle avait des idées, et le garçon était joli. Il s’appelait Enrico, ses parents étaient espagnols. Inspirée, elle avait questionné :« Républicains espagnols ? », et c’était le cas. Le père d’Enrico était devenu ouvrier agricole, et lui, il était rentré à la fromagerie du coin. Il avait quatre frères et soeurs, ils étaient pauvres et dignes. Le papa d’Isabelle admirait beaucoup les républicains espagnols, elle trouva le garçon sympathique. L’heure s’avançait et l’orchestre s’était mis à jouer des slows, Enrico lui avait proposé de danser, en disant que, pour ça, il n’y avait pas besoin de savoir. L’orchestre entamait « Non ho l’éta » , un succès italien qu’elle adorait. Enrico avait serré Isabelle contre lui, et elle lui avait noué les bras autour du cou, tandis que le chanteur entonnait : « Non ho l’eta per amarti, se tu vorai, se tu vorai, aspetarmi… » C’était très agréable.

A suivre...

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Publié dans Fiction

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B
ET COMME CA TU VOIS MIEUX ?
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B
ça c'est une idée, mais pas en rouge SVP. non je rigole , c'est chiant d'écrire en majuscules
T
Salut Belette, ça y est je comprends le message "presque aveugle" que tu as laissé chez moi ! :-)<br /> Que faire de mon coeur grenadine ?
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B
A TOUS : SERVICE MINIMUM AUJOURD'HUI . BECAUSE VISITE CHEZ L"OHTALMO QU M'A RENDU QUASI AVEUGLE. MEME QUE  JE VOIS DES PAPILLONS ET DES PETITES FUMEES SANS LES CIGRETTES DU Dr LEGRAS !!<br /> DdeB, ON EST TOUJOURS DANS SES PERSONNAGES, MAIS CECI N'EST PAS UNE AUTOBIOGRAPHIE
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G
Bon dieu il faut que j'arrête la grenadine , je ne pensais que cela était aphrodisiaque, çà plus plus non ho l'éta..j' te dis pas !
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B
Ah merde, c'est l'orchestre qui jouait, pas le tourne-disque ! J'ai encore fait une bourde !
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