Inde, journal de voyage : vers d'AGRA (septembre 2005)

Publié le par M.Pan

Après quelque repos, Aglaé, Nico et moi, on se fait le "City Palace" et l’Observatoire dans l’après midi. Mman repose son pied à l’hôtel en écrivant des cartes et en espérant être o.k. le lendemain. Le City Palace est un ensemble de bâtiments somptueux attenant au Palais de l’actuel Maharadja (photo). On en profite pour jeter un œil. Les drapeaux nous disent que son altesse réside en son palais en ce moment même.
 
Après cela, nous poussons jusqu’à l’ « observatoire », étonnant ensemble d’instruments monumentaux en pierre, destinés à observer les constellations. Le prince éclairé qui l’a fait construire pensait que le gigantisme des instruments amènerait plus de précisions dans les calculs. L’ensemble a été utilisé à des fin astronomique mais plus encore astrologique, car, apprend-on, l’astrologie préside depuis toujours et encore aujourd’hui aux décisions les plus diverses, par exemple les choix conjugaux.
 
A l’hôtel, nous discutons longtemps avec des vendeurs de souvenirs qui tiennent des échoppes dans le jardin de l’hôtel. L’un vend des articles de papeterie artisanale, l’autre des marionnettes, leurs familles produisent et eux vendent. Ils parlent de l’économie du pays, dynamique et moderne par certains aspects, mais qui pèse de plus en plus lourdement sur les pauvres. Même pour eux, qui sont assez privilégiés, la situation a empiré dans les cinq dernières années.
 
Le journal l’Equipe est arrivé jusqu’au Bissau-Hôtel, par différents porteurs et intermédiaires qui tous ont pris leur marge... Miracle de l'Inde !
 
 
Le lendemain, à peine sortis de la ville de Jaipur, on se rend compte que faire de la voiture en Inde c’est comme jouer à la roulette russe. Fini les quatre voies ! le traffic est très dense et sans aucune règle. Il y a tant de camions (les fameux camions Tata au pare-brise obscurci de breloques, tout rutilants de l’avant et tout moches à l’arrière) que parfois on a l’impression de croiser un train.
 
Je comprends que dans ce pays, le gros a toujours priorité sur le petit (c’est vrai pour les véhicules mais aussi pour les gens), donc les autocars déboulent au milieu de la route à toute vitesse et sans aucune gène. Ils sont parfois en rivalité avec les camions. Eux aussi vu leur masse et leur chargement branlant rechignent à se pousser. Finalement les voitures comme la notre passent leur temps à éviter les chocs frontaux, de préférence au dernier moment (question d’honneur ! ).
Mais dans mon classement, j’oublie les vaches et même tous les animaux, qui ont la priorité des priorités ! Au bout de 20 kms, Nico, qui est monté à gauche de Griss, est vert de trouille. Pour se rassurer, il répète sans arrêt que Griss a beaucoup de réflexe, qu’il est très concentré, que c’est un très bon chauffeur. Et c’est vrai que notre Griss sait sortir de la route avec beaucoup d’à propos, en frôlant au plus près les autobus, de plus, il faut le reconnaître, lui-même n’abuse pas trop de sa supériorité vis à vis des cyclos et des piétons.
Soucieuse de sauver mon homme, je suggère qu’au prochain arrêt, il monte avec nous à l’arrière, tandis qu’on chargerait tous les bagages sur le siège avant. C’est ce que nous ferons après Agra.
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A suivre
 
 
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Publié dans obsindep

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