Journal de voyage AUSTRALIE (5)

Publié le par Surcouf

 
"Outback", premières impressions  Octobre 2005
    Le lendemain nous décidons de partir vers le nord c'est à dire vers le désert central qui constitue pour nous européens la part d'aventure du voyage. Greg nous prête une voiture, une immense Ford Falcon révisée spécialement, (« 4 litres essence », fait remarquer Nico, je sais pas ce que ça veut dire mais ça doit être bien!). Greg et Rose nous bichonnent, prévoient tout : un lit à l'arrière, ce que permettent les dimensions de l'engin, au cas où on ne trouverait pas de motel, des jerricans d'eau, au cas où on se perdrait dans le désert, de la bouffe, des cartes... On a l'impression de partir à l'aventure.
     L' Australien aime son Outback, de temps en temps il part se vider la tête en parcourant quelques centaines de kms sur la Stuart Highway ( la route goudronnée qui traverse le continent nord-sud jusqu'à Darwin), puis d'autres centaines de kms sur la piste où il n'y a plus rien d'autre à voir que des arbres rabougris, des lacs salés plus ou moins secs,, parfois des formations géologique genre Ayers rock au milieu d'une étendue rouge et assez monotone, il faut le dire. Mais l'Australien ne part pas sans biscuit. Une virée dans l'Outback, ça se prépare, il faut : une voiture 4X4 si possible, 8 litres d'eau par personne et par jour, des réserves d'essence, deux roues de secours, des vivres... et en plus dès qu'on quitte le goudron... avertir quelqu'un et dire où on va...
     Après mantes recommandations et préparatifs qui font que nous ne démarrons qu'en fin de matinée, nous partons en direction de Port Augusta, la porte de l'Out-back, qui se trouve déjà à 300 kms. Alice Spring est à plus de 2000 kms.
     Nous faisons notre premier arrêt à Port-Germein, minuscule bourgade au bord du golfe d'Adélaïde, célèbre pour sa jetée de 1,5 Km de long. Nous faisons un aller-retour pour nous dégourdir les jambes et regarder les pêcheurs. Ils pêchent des crabes bleus délicieux, selon eux.
     Continuons à rouler. A ce niveau le paysage est encore assez vert avec des fleurs roses. La silhouette mauve de montagnes arides se profile dans le lointain. Ce sont les Flinders Range, une chaîne pas très haute qui borde le continent renvoyant du même coup les pluies vers les côtes, d'où la sécheresse intense du cœur rouge de l'Australie.
    Arrivés à Port Augusta, nous avons quelques problèmes pour trouver un hôtel à cause du week-end de trois jours pour la fête du travail et d'une compétition de foot australien (un foot-rugby très brutal). Finalement trouvons une chambre dans un établissement (le Flinder West end) qui fait aussi salle de jeu.
    Si les Australiens ont un vice, c'est le jeu, ils raffolent des machines à sous appelées « Pokies ». Il y en a partout,dans les stations services, dans les bars, dans les hôtels... On nous avertit qu'il y a un concert de rock en bas jusqu'à deux heures du matin. C'est un vieil établissement tenu par une famille italienne, avec des portes saloon et un balcon tout autour. Dans les escaliers une épaisse moquette, derrière, une salle ou des gus tapent le carton en buvant des bières. Ça me fait penser aux bordels qu'on voit dans les western, d'ailleurs l'histoire de l'Australie ressemble comme une petite sœur à l'histoire américaine.
    Nico discute avec des videurs en fumant sa clope. La nuit promet d'être chaude. Le soir nous dînons en bas (poissons, huîtres, pieuvres... malheureusement avec sauces sucrées).
    La nuit est bruyante sur fond de hard-rock mais nous dormons bien à partir de 2 heures.
 
Asuivre
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Publié dans obsindep

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G
C'est bon la pieuvre ?Comme je n'irais sans doute jamais en Australie, je viens tous les soirs lire ton "feuilleton" exotique avant d'aller dormir !
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