Le Mobilier National, gabégie autour d'un Bien Commun

DEUX FRANCE
Le sujet de Capital sur M6 ce Dimanche : " Etat modeste ou folie des Grandeurs " n'a pas du calmer les ardeurs des tenants d'une France injuste, inégalitaire, profitant à une minorité.
- L'Etat modeste : c'est le CPE, le RMI, le SMIC.
- La folie des grandeurs, c'est l'Etat pour ceux qui le servent, s'en servent et se servent. Jugez plutôt : le chef de l'Etat, J.Chirac, a fait réaliser 40 chaises qui servent une fois par an à l'occasion du défilé du 14 Juillet (cette manifestation désuète que l'on ne trouve plus que dans les régimes totalitaires !), coût 2500 Euros l'unité. Un tapis pour cette même manifestation est en cours de réalisation, coût 400 000 Euros. 40 Artisans ( Ebénistes, Décorateurs... ) travaillent uniquement pour les demandes de l'Etat, budget :3 millions 640 000 Euros.
Le Mobilier National fondé au XVII siècle, regroupe les collections nationales de la République, (meubles,toiles de maître, tapis, tapisseries, sculptures... environ 100 000 pièces). Il est à la disposition de l'Elysée, des Ministres, des Ambassades qui se servent en fonction des goûts des occupants de ces postes.
Le Directeur de cette Institution à qui il a été demandé la valeur globale de toute cette richesse a répondu qu'il n'avait pas eu le temps de faire l'addition!!!
Le comble, c'est que 15% des objets prêtés ont disparu au fil des années. Il a fallu créer une commission des objets perdus et des fonctionnaires sillonnent le pays pour essayer de les retrouver, ainsi une sphère en fil de cuivre, (oeuvre d'art contemporain) est-elle recherchée dans la région nantaise...
Le reportage se terminait par un aperçu de la vie des ministres suédois : cantine, pas de logement de fonction, petite berline... Sans demander à nos élites autant de sacrifices, il conviendrait qu'ils se rendent compte que la France ne peut continuer à accepter de tels privilèges qui coûtent au pays, à un moment où on nous parle d'endettement, d'économie...
La chère Fracture Sociale de Chirac s'élargit entre la petite France d'en haut et la grande France d'en bas, si chère à Raffarin... Ce sont deux France de plus en plus éloignées l'une de l'autre.
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