E comme Embarquer
A comme Aborigène : http://obsindep.over-blog.net/article-4826851.html
B comme Barrière de corail : http://obsindep.over-blog.net/article-4837444.html
C comme Carbonisé : http://obsindep.over-blog.net/article-4872746.html
D comme Dingo : http://obsindep.over-blog.net/article-4897884.html
E comme Embarquer

Le mot croisière évoquait pour moi jusqu'à une période récente, un bateau confortable, un capitaine tout de blanc vétu et galonné, un service stylé etc... j'étais dans "La croisière s'amuse"! Mais en Australie, la moindre promenade sur tout ce qui flotte s'affuble du nom de croisière. Pour voir la merveilleuse grande barrière de corail, nous avons donc acheté une "croisière" de 3 jours sur un vieux voilier, le Sea-gull, ce qui nous paraissait autrement plus romantique que de faire la chose en trois heures sur un bateau usine.
Il me faut préciser que les récifs de coraux peuvent se présenter de deux façons: Soit ils affleurent et forment des bans de sable blancs avec parfois un rien de végétation. Et là, si n'êtes pas un passionné de plongée et que le snorkeling, au bout d'une heure, vous en avez votre dose, vous pouvez débarquer et vous dorer la couenne sur cette plage incroyable surgie au milieu des flots. Mais la plupart du temps, les coraux sont sous le niveau de la mer. Oh! pas loin, parfois on peut les toucher, mais pas de ban de sable, pas de plage...
Evidemment c'est sur les seconds que nous a emmené le Sea-Gull. Au bout de 4 heures de mer, on a jeté l'ancre et on n'a plus bougé pendant 3 jours! Le navire n'était pas confortable, surpeuplé (14 personnes sur 15 mètres), pas un seul matelas ou coussin, rien que la dureté du pont en bois pour accueillir nos fesses meurtries pendant que nous tentions de lire exposés à une chaleur torride, tartinés de crême solaire. Le capitaine ne s'appelait pas capitaine mais skipper, il mettait lui même le couvert, et nettoyait la table; La voile n'était là que pour la frime, et nous n'avons navigué qu'au moteur. L'équipage, sympathique au demeurant, avait ce côté "bourrin" qu'ont souvent les gens de l'intérieur et leur conseils rudimentaires dispensés dans un anglais rugueux, m'étaient carrément inaccessibles. Comble de malchance, mon chéri s'est cassé deux doigts de pieds sur le pont dès le premier jour. Il n'a donc plus pu chausser de palme. Les joyeux pirates l'ont équipé avec une seule, mais cela n'allait pas, il tournait en rond, sans compter la douleur.
Mais Belette a t-elle snorkelé en fin de compte? vous demandez-vous ! et bien oui, un peu, j'ai vu les beaux poissons jaunes et bleus et les concrétions mauves et roses. Mais nager en pleine mer n'est pas quelque chose que j'ai adoré, ça m'impressionne toutes ces vagues plus hautes que moi quand j'ai pas pied. Quand nous étions dans l'eau, le skippeur regardait la mer, il veillait. J'ai su après qu'il guettait les ailerons...
Finalement le plus marrant c'était de voir les bateaux usines déverser (par un escalier, s'il vous plait!) son ban de touristes. Ah... et puis, quand même, quand le soleil se couchait sur la mer, dans un grand calme, c'était beau. J'ai pris des belles photos.